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Fondation Custodia - Paris – Jusqu’au 12 mai 2019
Le Musée Pouchkine. 500 ans de dessins de maîtres

Cette première grande rétrospective des œuvres graphiques du musée Pouchkine en France couvre les écoles européennes et russes, du XVe au XXe siècle. À travers une sélection de plus de 200 œuvres, le public pourra saisir la richesse de cette remarquable collection moscovite. Dürer, Véronèse, Rubens, Fragonard, Tiepolo, Friedrich, Kandinsky, Picasso, Matisse, Modigliani, Chagall ou encore Malevitch sont mis à l’honneur aux côtés de grands noms de l’impressionnisme et du postimpressionnisme : Renoir, Degas, Toulouse-Lautrec et Van Gogh.

"Comment choisir deux cents œuvres parmi les 27 000 dessins d’artistes russes et européens que compte la collection du Musée Pouchkine de Moscou, collection formée à partir d’acquisitions, de donations et de confiscations des collections privées après 1917 ? Le directeur de la Fondation Custodia est pourtant parvenu à choisir des dessins, des aquarelles et autres gouaches, pour certains jamais montrés en Europe, qui régaleront ceux qui se lanceront dans « l’aventure visuelle » qu’il nous promet et qui les emmènera de la fin du 15ème siècle de Dürer au 20ème siècle de Chagall.

Au fil des siècles, les techniques évoluent peu : les dessins à la plume ou à la pierre noire des débuts sont concurrencés par l’aquarelle qui prend son essor au 17ème siècle. On les retrouvera jusqu’au 20ème siècle avec la gouache et le fusain. En revanche, les thèmes varient : aux sujets religieux des 15ème et 16ème siècles (superbe Vierge à l’enfant, avant 1516 de Hans Baldung dit Grien) succèdent les paysages légers, peuplés ou non, où les Hollandais font merveille, ou encore des esquisses avec personnages croqués sur le vif par Rembrandt (Étude d’une femme tenant un enfant, 1650) ou par le Cavalier d’Arpin (Étude pour les collecteurs d’impôts, 1591-93).

Rembrandt

Les artistes français du Siècle des Lumières manifestent leur goût pour les scènes galantes qui feront le succès de leurs toiles (Boucher, Jeune femme endormie, 1758-60). Plus de mélancolie et de romantisme chez Caspar Friedrich, qui, malade, abandonne l’huile pour le dessin (Deux hommes au bord de la mer, 1830-35), mais aura joui d’une belle notoriété en Russie de son vivant. Le seul dessin de Van Gogh conservé en Russie, Portrait d’une jeune femme, 1888, est la description à l’encre du tableau La Mousmé dans le fauteuil de la même année, visible à la National Gallery de Washington. Le peintre envoya ce dessin dans une lettre à son ami, Émile Bernard.

La deuxième partie de l’exposition est consacrée aux avant-gardes française et russe : le fonds Matisse du Musée Pouchkine a été enrichi par les dons de l’amie/collaboratrice du peintre, Lydia Delectorskaya. Mais son Portrait (1945) fut donné aux Russes par Matisse lui-même en 1946. En revanche La Danse, 1909, fut soumis au célèbre collectionneur Chtchoukine qui voulait pour son domicile moscovite un panneau reprenant le sujet du tableau La Danse I qu’il avait vu chez Matisse à Paris. Avec Picasso, c’est la décomposition des objets et le jeu chromatique qui occupent la surface du papier.

Chagall

L’exposition fait la part belle aux Russes connus : Chagall, Kandinsky, Malevitch dont on découvre une gouache naïve inédite et fauve (Enfants dans un pré, 1908), ou inconnus (Kouprine, Petrov-Voudkine qui vécut plus de dix ans en France en mission d’observation pour le Commissariat du Peuple à l’Éducation, et Deïneka), aux œuvres figuratives, réalistes et colorées.
Au gré de ses goûts, on s’intéressera aux portraits tout juste esquissés de Chagall ou de Toulouse-Lautrec qui contrastent avec celui d’un homme par Adolph von Menzel où chaque poil de la barbe est soigneusement peigné sur la feuille ; aux études de Rubens à partir de sculptures antiques. Les putti danseurs de Dürer font écho aux dessins satiriques de George Grosz au temps de la République de Weimar. Un paysage de fantaisie fondu dans la brume par Fragonard fera rêver plus que le capriccio d’Hubert Robert.
Oui, l’aventure visuelle est bien là… et elle vaut d’être vécue et savourée."

(Elisabeth Hopkins)

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Fondation Custodia
121, rue de Lille,
Paris 7e

LOCALISATION


Publié le : 24 avril 2019
par : Dominique Lafargue

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