Bienvenue sur le site de l'association "Autour de l'art"
Située à l'École Supérieure d'Art Pays Basque, notre association organise des conférences et des voyages sur l'art contemporain et l'histoire de l'art.

Sommaire :
Qui sommes nous ? Événements
Voyages
Conférences
Carnets de voyage
Visites d’ateliers
La vie de l’association
Les assemblées générales
Textes fondateurs
Bureau et C.A.
Adhésions 2018-2019
Bulletins trimestriels
Ecole Supérieure d’Art du Pays Basque A l’affiche
Pays Basque
Espagne
Béarn
Bordeaux
Toulouse
Landes
Poitiers
Paris
Londres
Lyon
Suisse
Belgique
Tarbes
Orléans
Alsace
Marseille
Aix-en-Provence
INFORMATIONS DIVERSES
Radio, télévision, sites Web, blogs
Annuaires
Sites, musées, espaces d’art
Réflexions, débats
Livres, revues
Portraits
Conférences : Bibliographies et sites internet
Nous contacter :
mailbox Rédaction
Mail à la rédaction

mailboxSecrétariat :
4357 Chemin de Truquez
40350 POUILLON
téléphoneSecrétariat
 06 81 99 14 19
mailbox Mail au secrétariat
téléphoneVoyages
 06 10 70 87 48
Changer les couleurs :
Fonds
Couleurs

Pour changer les couleurs du site, cliquez sur les rectangles colorés qui vont apparaitre sur le haut de la page. Choisir sur les palettes les couleurs des différents éléments.

Une fois que vous aurez obtenu la combinaison qui vous convient, cliquez sur le bouton Garder pour conserver ce choix à chaque fois que vous vous connecterez

Accueil A l’affiche Paris

Grand Palais – Paris – Jusqu’au 31 juillet 2018
KUPKA Pionnier de l’abstraction

Le peintre tchèque Frantisek Kupka (1871-1957) n’est certainement pas le plus connu des pionniers de l’abstraction, même si ses recherches sont parallèles à celles de Larionov et Malevitch en Russie, et surtout de Mondrian en Hollande. Mais Kupka est certainement celui qui aura le plus expérimenté, parcourant un très long chemin avant l’abstraction. Une abstraction abordée très tôt, dès 1910-1911, dans des représentations de la nature à laquelle cet écologiste avant l’heure (et végétarien) est très lié (Les Touches de piano - Le Lac,1909).

Après l’exaltation du naturalisme (La Vague, 1902), puis du symbolisme (Les Nénuphars, 1900-1902), Kupka arrivé en 1896 à Paris, à l’âge de 25 ans, se laisse tenter par le fauvisme. Ses couleurs se font de plus en plus expressives avec des rouges, des jaunes et des verts éclatants (La Gamme jaune, 1907 ; Le Rouge à lèvres, 1908). Un goût pour la couleur qui ne cessera de dominer son œuvre.

À force de décomposer couleur et mouvement, Kupka parvient à l’illusion d’optique, comme dans ce tableau fondateur, L’Eau (La Baigneuse),1906-1907, où la figure semble diluée dans la couleur. Il tutoie déjà l’abstraction, cette autre réalité, purement picturale. Dans de nouvelles séries très géométrisées, il structure l’espace du tableau par des verticales (Ordonnance sur verticales en jaune, 1913), puis par des cercles et des arcs colorés autour d’un point (Autour d’un point, 1920-1930). Des ressemblances formelles avec l’orphisme (concept trouvé par Apollinaire) de Robert Delaunay.

Ce cheminement complexe de Kupka est réalisé en toute indépendance. L’artiste est un solitaire qui garde ses distances avec les « ismes » et les tendances. C’est aussi un érudit, formé à l’école des beaux-arts de Vienne, initié à la philosophie de Platon et de Nietzsche, grand lecteur de littérature classique, mais aussi d’ouvrages scientifiques, de traités de théosophie et d’occultisme. Un homme en perpétuel quête existentielle et un libre-penseur dont attestent les centaines d’œuvre graphiques réalisées pour la presse satirique et libertaire (L’Assiette au beurre, le Canard sauvage, La Vie en rose) à son arrivée à Paris. Ses charges contre l’argent notamment y sont féroces et d’une incroyable liberté de ton. Et son plaisir de talentueux dessinateur exulte.

Le parcours de l’exposition, qui retrace en 300 œuvres (peintures, dessins, manuscrits, livres illustrés, photographies) toute la carrière de Kupka, permet d’en comprendre les étapes, la richesse et l’originalité. Elle aborde même un épisode moins connu, comme la période dite « machiniste » à la fin des années 1920. Kupka, qui a déménagé de Montmartre à Puteaux, peint des machines observées dans les usines voisines, trouvant qu’elles comportent « les mêmes éléments que dans une cathédrale gothique, les verticales, horizontales, et les cercles y dominent dans les deux, c’est l’ordonnance qui n’est pas la même », écrit-il en 1928. Une ultime reprise en main du réel ?
Catherine Rigollet (L’agora des arts)

Le guide de l’exposition

Un dossier pédagogique

GRAND PALAIS
3, avenue du Général Eisenhower
75008 Paris

PLAN D’ACCES


Publié le : 18 juin 2018
par : Dominique Lafargue

Imprimer
envoyez à vos amis
Envoyer à un ami
Accueil | Plan du site | En résumé | Statistiques | Administration