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Accueil A l’affiche Paris

Le 104 Paris jusqu’au 5 mai 2018
ABDELKADER BENCHAMMA

Jusqu’au 6 mai les œuvres d’Abdelkader Benchamma sont exposées au CentQuatre à Paris.

Dépassant les limites du dessin, Abdelkader Benchamma réalise d’immenses dessins muraux qui modifient et perturbent notre rapport à l’espace ainsi que nos perceptions.

Né en 1975 à Mazamet (France), Abdelkader Benchamma est diplômé de l’Ecole nationale supérieure des beaux‑arts de Montpellier et de Paris (2003). Invité par le Drawing Center de New York à inaugurer leur nouveau programme de dessin mural, il y a présenté Representation of Dark Matter, une pièce monumentale et immersive réalisée in situ (2015-2016). Son travail a été présenté lors de nombreuses expositions personnelles notamment au Blueproject Foundation, Barcelone (2016), au FRAC Auvergne (2015), à la galerie du jour agnès b. (2011) ainsi que lors d’exposition collectives : On aime l’art… !, Collection agnès b., Fondation Yvon Lambert, Avignon (2017) ; Tamawuj, Sharjah Biennial, Sharjah (2017) ; Le nom d’une île, Pavillon blanc, Colomiers (2016) ; Turbulences II, Fondation Boghossian à Bruxelles (2013) ; The Future of a Promise, 54e Biennale de Venise (2011) ; Told, Untold, Retold, mathaf, Doha, Qatar (2010). Lauréat du Prix Drawing Now, il a également été nominé pour le Prix Meurice en 2015.

Les dessins d’Abdelkader Benchamma s’inspirent de scénarios visuels qui proviennent de réflexions sur l’espace et sa réalité physique, ses limites et ses zones de contact avec un espace mental. Ils fonctionnent sur des détournements, modulations d’objets témoignant de dysfonctionnements possibles dans notre rapport à l’autre et aux choses. Glissement du réel, intrusion de l’invisible, matières indéterminées en transformation, catastrophes minuscules sont au coeur du travail d’Abdelkader Benchamma.

Abdelkader renoue avec une tradition perdue, celle du dessin narratif. C’est un virtuose, capable d’une extrême justesse. Mais, au-delà d’une apparente facilité, ses dessins ont de l’épaisseur, avec un point de vue philosophique. Son univers est teinté d’absurdité, ce que l’on comprend mieux quand l’artiste évoque ses lectures : Beckett, mais aussi Sartre et la littérature existentialiste. Même si son goût pour l’éclectisme le porte naturellement vers la fin du XIXe siècle,"une époque où sciences et arts se mêlaient, où le cinéma faisait ses premiers pas et où la photo fixait fantômes et ectoplasmes sur la pellicule.

Nourri par de nombreuses sources d’inspiration et de réflexion, qui vont de la science à l’ésotérisme, de la littérature à l’histoire de l’art, l’artiste crée des oeuvres aux bords incertains, dont le mouvement déstabilise le visiteur en jouant notamment avec les codes de la figuration et de l’abstraction.

Organiques, ces ensembles peuvent faire penser à des paysages, non pas au sens classique du terme mais plutôt parce que les flux qu’ils dessinent évoquent le mouvement d’éléments naturels, comme l’air, les nuages, la terre, l’espace. Utilisant souvent le noir et blanc pour sa simplicité et sa force graphique, l’artiste développe ainsi un langage à travers lequel il parvient à faire douter le visiteur de la réalité de sa perception, en le faisant pénétrer dans des univers instables, dynamiques et insaisissables. Matière mouvante qui nous enveloppe au Drawing Center de New York (2015-2016), grotte animée d’un furieux vortex circulaire pour la Biennale de Sharjah (2017), ces installations, que l’on pourrait qualifier de métaphysique, questionnent notre rapport à l’insaisissable, l’infini et l’invisible.

Son dessin interroge le vide et l’absence, créant ainsi une densité, une profondeur. Loin d’être réductrice, cette simplicité touche à l’essence des choses. Ce jeu avec le support peut donner au visiteur l’impression de plonger dans l’infiniment petit ou de percevoir l’infiniment grand. Représenter ce qui ne peut pas l’être pourrait être une des nombreuses recherches de l’artiste. Au-delà du sujet, le médium lui-même est transformé. Sous ses doigts, le dessin prend du volume, devenant sculpture, ou s’appliquant comme un filtre sur une gravure. Chaque installation est une nouvelle expérimentation. Une grande partie de son travail est en effet liée à une pratique du dessin mural originale. Ces dessins éphémères, malgré leur très grande minutie, sont voués à disparaître, et comme leurs sujets, ils demeurent fugaces et insaisissables.

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☞ Le CENTQUATRE-PARIS
5 rue Curial –
75019 Paris

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Publié le : 21 avril 2018
par : Dominique Lafargue

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