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Débat : Inaliénabiliité contre valeurs universalistes
RENDRE LES OEUVRES D’ART A L’AFRIQUE ?

La promesse d’Emmanuel Macron en novembre 2017 de voir « un retour du patrimoine africain à l’Afrique » a relancé le débat.

En 2016, le gouvernement du Bénin avait réclamé à la France la restitution des trésors des rois du Dahomey, pillés pendant la colonisation. Deux ans après le "non" catégorique du Quai d’Orsay, Emmanuel Macron déclarait en novembre 2017 lors de sa tournée en Afrique de l’Ouest, sa volonté de voir "un retour du patrimoine africain à l’Afrique". Longtemps taboue, la question des pillages coloniaux fait débat dans de nombreux pays anciennement colonisateurs. Le 5 mars, le président Macron a nommé deux experts dont la mission consiste à étudier la restitution du patrimoine africain. L’écrivain et universitaire sénégalais Felwine Sarr et l’historienne d’art Bénédicte Savoy devront rendre leur rapport en novembre prochain.

TRÔNE ROYAL PARMI LES BIENS DEMANDÉS

Réunis dans l’émission « 28 minutes » sur Arte le 6 Mars 2018 pour en discuter Yves-Bernard Debie, avocat à Bruxelles spécialisé en droit du commerce de l’art, Marie-Cécile Zinsou, présidente de la Fondation Zinsou au Bénin, et l’historien Pascal Blanchard.

VOIR OU RE-VOIR l’émission.

STATUE ROYALE « HOMME REQUIN »

Pour les partisans de la restitution il s’agit de réparer une injustice : Les objets réclamés par le Bénin constituent le butin de guerre emporté par le Général Dodds lors du pillage du palais du roi Behanzin en 1892. On argumente aujourd’hui par le droit, le refus de rendre des biens accaparés lors d’un pillage. Or, cette justification apparaît immorale au regard de l’origine de ces biens mal acquis. Se réfugier derrière une réponse juridique est malvenu quand il s’agit de trésors clairement volés. La moralité exigerait donc une réponse plus adaptée. Rendre ce butin (entre 5 et 6000 objets inventoriés) ne vient pas réparer les méfaits de la colonisation, mais rendre une forme de justice sur un fait précis.

Les opposants à la restitution s’appuient sur le droit. En effet, les biens du domaine public de l’Etat Français sont soumis au principe d’inaliénabilité. C’est-à-dire que ces biens ne peuvent être ni cédés, ni vendus ou saisis.

Pourtant, des précédents existent dans l’histoire, en France et ailleurs dans le monde. Les revendications d’Etats sont multiples. Certes, la Grèce réclame en vain au Royaume-Uni la frise du Parthénon depuis plus de deux siècles. Le Nigeria a partiellement obtenu gain de cause pour la restitution de deux bronzes par la Grande-Bretagne. Quant à l’Ethiopie, elle a pu réinstaller l’obélisque d’Axoum emporté par Mussolini en 1939.
De même, la France a déjà rendu des biens précieux à leurs pays d’origine. Notamment à la Nouvelle-Zélande à qui elle remettaient en 2012 une douzaine de têtes sacrées maories. La rétrocession de ces visages tatoués a pu être légalement possible car elle entrait dans un autre cadre juridique, celui d’une convention internationale sur les restes humains.
Néanmoins, un autre précédent est constitué par le retour à la Corée du Sud de manuscrits anciens en 2010. On s’est alors accommodés du principe d’inaliénabilité par une pirouette déguisant l’opération en prêt. Sans aucune obligation de retour bien entendu. Comme quoi, quand on veut, on peut.

Le pays des Droits de l’Homme ne peut pas se dissimuler derrière un principe juridique qui va à l’encontre de valeurs universalistes. Surtout quand ce refus entraîne la colère des opinions publiques, outrées par un tel mépris.

Pour aller plus loin :

Erick Cakpo, enseignant à l’université de Lorraine, analyse comment les objets d’art cristallisent les enjeux politiques et identitaires : Restitution des biens culturels mal acquis : à qui appartient l’art ?

Dans le journal LE MONDE Louis-Georges Tin, le président du CRAN, se félicite des déclarations d’Emmanuel Macron à Ouagadougou sur le « retour du patrimoine africain à l’Afrique ».

Un autre article du journal LE MONDE, "99 % des œuvres d’art classique africain sont aujourd’hui hors d’Afrique" dans lequel le galeriste congolo-belge Didier Claes regrette l’inexistence d’un marché de l’art africain classique sur le continent. Et invite les Africains à défendre leur patrimoine.

Mais pour Jean Pierrad (Le Point) « Exiger des musées européens la restitution de chefs-d’oeuvre, c’est insulter à la fois l’histoire et la géographie. »


Publié le : 22 juin 2018
par : Dominique Lafargue

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